Classique
“Le test est positif, donc cette personne a presque sûrement la maladie.” (en oubliant que la maladie est extrêmement rare)”
Alias : Base rate fallacy
Oublier à quel point une chose est rare ou fréquente au départ.
Un indice frappant peut tromper si on oublie la fréquence de départ. Le piège consiste à oublier si une chose est rare ou fréquente au départ.
“Le test est positif, donc cette personne a presque sûrement la maladie.” (en oubliant que la maladie est extrêmement rare)”
“Le test est positif, donc cette personne a presque sûrement la maladie.” (en oubliant que la maladie est extrêmement rare)”
“Il a l’air méchant, donc il va sûrement faire quelque chose de méchant.”
“Les sondages donnent ce parti à 3%, mais des milliers de personnes ont manifesté pour eux — donc les sondages sous-estiment massivement leur soutien réel." (en ignorant que des milliers de personnes représentent une infime fraction des millions d'électeurs)”
“Cette prédiction s’est réalisée, donc le texte est forcément inspiré divinement.” (en oubliant toutes les prédictions vagues ou ratées)”
“Ce scientifique travaille avec une entreprise, donc ses recherches sont probablement truquées.”
“Quelqu’un est tombé malade après le vaccin, donc le vaccin est sûrement dangereux.” (sans comparer avec la fréquence normale de la maladie)”
Quelle est la fréquence de départ du phénomène ?
Quelle conclusion obtient-on si on tient compte du taux de base ?
P(H) ≪ 1
P(E|H) ≫ 0
Supp(P(H|E) ≫ 0)
∴ Probable(H)
L’hypothèse H est faible au départ.
L’indice E paraît compatible avec H.
On conclut à tort que H devient probable.
l’anecdote remplace les données ; le taux de base est une donnée statistique ignorée.
elle extrapole trop vite ; ici on oublie la proportion initiale.